Lorsque l’on aborde la psychologie et ses applications dans la perspective générale des connaissances et de leur histoire, une constatation s’impose : cette discipline n’a pas trouvé son unité.
Elle est constituée de multiples théories et méthodes (souvent opposées) qu’aucun modèle fondamental n’est, à ce jour, parvenu à fédérer.
Cette situation n’est pas une fatalité, et l’histoire des sciences nous fournit des exemples saisissants de disciplines ayant trouvé leur unité grâce à des avancées autant inattendues que décisives.
Ce fut le cas de la biologie qui, avant de trouver sa cohérence globale grâce à l’avènement de la théorie cellulaire, se divisait en de multiples secteurs taxinomiques inaptes à rendre compte des processus caractérisant le vivant en général.
La psychologie n’a pas encore trouvé sa « théorie cellulaire ». Cette immaturité nous invite à garder, en toute chose la concernant, une conscience épistémologique ; une exigence d’autant plus nécessaire que seule une partie de la psychologie peut être classée dans les sciences empiriques. Le reste, acceptant mal les contraintes de la méthode expérimentale, préfère s’en tenir aux imprudentes constructions argumentatives.
Malgré cette immaturité scientifique, la psychologie a tout de même permis à l’épistémologie de se doter d’une de ses théories les plus fondamentales, en tout cas la seule qui répond aux exigences d’une science : l’épistémologie génétique.
La psychologie est donc à la fois la meilleure alliée de l’épistémologie et singulièrement tributaire de celle-ci.
Ce couple indissociable représente, selon nous, l’ultime accès à la connaissance.
Malgré la variété des contenus abordés dans les pages de ce blogue, on pourrait finalement considérer le problème de la connaissance, de ses obstacles et de ses détours, comme le fil rouge des textes ici proposés.